Premiers autoportraits féminins ? Le secret des Vénus primitives

En suivant le programme L’ART DES FEMMES cet automne, je découvre les Vénus Primitives. 

Ces sculpture sont très touchantes. Pourquoi ? Il y a un certain équilibre esthétique en même temps qu’une déformation qui pourtant ne nous choque pas… 

Les masses sont proportionnelles et harmonieuses. La composition s’inscrit dans un losange. Elles se tiennent sur un axe et leur présence est indéniable.

Reste que ça n’explique pas tout à fait pourquoi ces sculptures donnent une place si iinfime à la tête et aux pieds.

L’expert Le Roy McDermott, spécialiste des relations entre la psychologie de la perception visuelle et l’histoire de l’art, a proposé une explication qui bouleverse complètement notre approche de l’art préhistorique. Mais aussi notre approche sur la présence des femmes dans l’art.

Le corps vu de dessus

Les déformations propres aux statuettes primitives seraient le fait de femmes enceintes sculptant leur autoportrait. Elles se regardent alors qu’elles sont enceintes, elles n’ont bien sur pas de miroirs. Elles cherchent probablement à comprendre et exprimer le mystère de leur corps qui se transforme au fur et à mesure de la grossesse.


Sans miroir, on ne peut pas voir son corps de face. Que voit la femme primitive ?  Elle aperçoit deux gros seins, un ventre proéminent et deux pieds minuscules. 

Si elle se regarde par derrière, elle voit deux bout de fesses et elle ne voit pas sa tête.


Voici les photos de femmes qui se regarde ainsi. Et les relations établies avec les représentations primitives. Intéressant, n’est-ce pas ?