Se souvenir avec le corps ou avec la tête ?


À l’occasion d’un voyage de résidence en recherche et création, j’ai parcouru quelques coins de France en 2014. D’abord la Picardie et la Baie de Somme, puis la Lorraine et le Versailles lorrain qu’est la ville de Lunéville… en finissant par Paris et l’Ile-de-France du Nord au Sud. 

Or, c’est la marche, les pas arpentés sur les territoires, le corps en mouvement qui me ramènent à de nombreuses mémoires réactivées par les images mais aussi les sons, les odeurs, les ambiances…

Il est surprenant de constater comment même les souvenirs se sur-impriment sur un paysage d’aujourd’hui, imposant leurs empreintes mémorielles sur la réalité visible actuelle. 

Je prends conscience qu’on ne peut empêcher de se souvenir avec le corps et que cela peut même supplanter le fait de se souvenir avec sa tête.









Voir ce très bon article sur un ouvrage : http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=ERES_AIN_2010_01_0031 dont j’ai tiré quelques enseignements.

  • Les souvenirs au regard de la théorie de l’après-coup
    • La théorie de l’après-coup : une théorie à double sens
    • La transmission trans- et intergénérationnelle en tant qu’histoire à double sens
    • Les travaux de Gerald Edelman et de Israël Rosenfield : le darwinisme neuronal ou les frayages freudiens sous-tendus et induits par les affects
    • Tranquilliser les souvenirs
  • Se souvenir dans le corps – répétition – et/ou se souvenir dans la tête – remémoration…
    • Pour une théorie en trois temps du traumatisme
    • Se souvenir en deçà des mots
    • Un mot, enfin, de l’observation directe des bébés selon la méthode décrite par Esther Bick