Dagyde


Dans la sorcellerie occidentale, la poupée – souvent de cire, parfois de bois ou de chiffons, qui sert à jeter des sorts ou à invoquer des rituels de protection est appelée dagyde (du grec dagos, poupée). 
La dagyde apparaît dès l’Antiquité : on a retrouvé des poupées magiques dans le sanctuaire d’Isis et de Mater Magna (ier et iiie siècles) à Mayence. Les Métamorphoses d’Apulée (iie siècle) en fait également mention. 
Les dagydes réapparaissent au Moyen Âge. On en trouve des exemples au moins depuis le xiiie siècle en Europe.

La poupée est parfois consacrée suivant des rites divers. Dans les pratiques de magie, la poupée est piquée d’aiguilles, coupée ou brûlée à certains endroits. 

La poupée représente une personne, et les actions sur la poupée sont supposées avoir des effets sur la personne à travers la poupée. Elle est censée contenir un élément de la personne à envoûter ou à protéger – y compris vous-même (cheveux, bouts de peau ou d’ongle…). Son nom sur un morceau de papier ou mieux à l’intérieur de la figurine. 

source Wikipédia
Mon marcheur Dagyde témoigne de tous les endroits où mon corps a été touché de façon impropre ou irrespectueuse, par les viols familiaux, les coups, les attouchements incestueux, les tentatives d’assassinat, les accidents spatio-temporels et les usures corporelles… 
Dire la souffrance – en l’occurrence ici, symboliser par clous et vis (la différence ? clou = coup, vis = croyance) libère l’empreinte si cette parole est écoutée, entendue, reçue avec compassion et acceptation inconditionnelle. 
Je m’écoute et je m’aime au travers de mes créations artistiques. Si d’autres entendent et saisissent l’occasion de panser leurs propres blessures, alors l’art fait son oeuvre et mon oeuvre fait son art.
NOTA : cette oeuvre ne fait pas partie de l’exposition actuelle à Art Neuf.