Le défi de dépasser la mauvaise mère…

La vie est ainsi faite qu’elle nous amène ses défis dans la face sans ménagement aucun. Certains disent que Dieu ne nous envoie aucune épreuve que nous ne soyons capable de traverser… mais je trouve que Dieu y va fort quelquefois !

J’ai toujours tourné mes yeux et mon énergie vers le futur. Ne pas se retourner sur le passé – d’autant qu’il est loin d’être rose. Aller de l’avant, voir les accomplissements, continuer à aimer et donner de mon excellence et de mon coeur. Mais la mauvaise mère me rattrape…

Non contente de m’avoir abandonnée, puis de m’avoir offerte en otage pour assurer sa propre sécurité dans sa dépendance de malade mentale bipolaire, non contente de m’être tombée dessus avec une violence physique et verbale au quotidien, à bras raccourcis dans des accès de colère incontrôlable durant toute mon enfance et alolescence, ma mère adoptive me recontacte après 30 ans de silence méprisant… pour me dire – de façon anonyme mais en utilisant son courriel reconnaissable – et en parlant de moi à la troisième personne comme si je n’étais pas là… que j’oublie que j’ai une famille !

Est-ce avoir une famille que de vivre un avortement camouflé en opération des amygdales à l’âge de 11 ans ? Est-ce avoir une famille que de se faire négliger au point de ne pas se faire nourrir (j’ai eu faim si souvent autant comme bébé que comme adolescente)  ou de se voir refuser des soins médicaux de première nécessité (j’ai été sauvée d’une péritonite aigüe par ma tante Yvonne, j’ai perdu la moitié de ma vue à l’âge de 14 ans) ? Est-ce avoir une famille que de devoir faire appel à la police pour sauver ma peau à l’âge de 17 ans au point que le gouvernement m’offre mon émancipation immédiatement ?

Avoir une famille, c’est faire partie d’une communauté qui vous nourrit, vous entoure, vous aime un minimum et prend soin de vous. Et j’ai connu les humiliations constantes, les négligences graves, les maltraitances par les crises hystériques et les coups de ma mère adoptive et les assauts sexuels de son mari et de tous ses copains militaires.

Avoir une famille, c’est se sentir en sécurité. Je n’ai pas eu de famille. J’ai été otage de tortionnaires qui considèrent encore aujourd’hui que je devrai les remercier de m’avoir laissé en vie lorsque rouée de coups ou violée collectivement.

J’ai reçu un courriel de reproche de ma mère adoptive après 30 ans de silence. Pour me reprocher le fait que je dis ne pas avoir de famille. Non, je n’ai pas de famille à qui me référer, avec qui me sentir en sécurité, à qui je puisse faire confiance. Encore aujourd’hui ma mère adoptive me menace au téléphone et m’accuse de mensonges, prétendant que les rapports de police et les enquêtes de la justice n’existent pas ou sont faux. Le défi de dépasser la mauvaive mère me revient en pleine face.

Et je peux reconnaître ces mauvaises mères manipulatrices et violentes, abusives sur leurs propres enfants, leur conhoint et leur entourage, ces mauvaises mères menteuses perverses :
– dans la cliente qui envoie une lettre de menace parce qu’elle n’a même pas le courage de dire la vérité sur son souhait d’abandonner son contrat de coaching,
– dans la partenaire qui émet des lettres de menaces incohérentes pour couvrir le fait qu’elle est un escroc qui a profité des plus faibles pour leur voler leur argent et s’est fait condamner publiquement par la justice et son ordre professionnel,
– dans l’équipe de faux sauveurs qui cherche à maintenir leurs homologues dans l’état de victime en ne respectant pas leur parole et en humiliant leurs fournisseurs,
– dans la culture d’une université maintenue par des enseignants solidaires qui maltraitent en conscience leurs étudiants pour maintenir une vision féodale de la vie et un semblant de pouvoir masquant leur impuissance chronique.

Le défi de dépasser la mauvaise mère est bien là. Certains disent que Dieu ne nous envoie aucune épreuve que nous ne soyons capable de traverser… et j’espère que Dieu va m’envoyer quelques bonnes mères pour effectuer ce voyage avec succès !

Je peux reconnaître les bonnes mères autour de moi
– dans la Maître Reiki qui apporte sa douceur et son écoute dans la compassion
– dans l’amie qui écoute ma tristesse insondable et mon sentiment d’injustice avec patience et finit par m’en faire sourire
– dans la soeur de fortune qui comprend parce qu’elle a fait elle aussi l’expérience de la mère sauvagement folle et destructrice
– dans la professionnelle qui ouvre son téléphone et son coeur
– dans l’association de pairs qui soutient mon dossier de plainte pour faire entendre ma voix et réclamer justice

Tout cela va-t-il se contrebalancer ? Le bien va-t-il supplanter le mal ? Moi qui suis solide, résiliente, positive… je me sens fatiguée. Fatiguée de voir autant de mensonges, de manipulations, de tricheries, de violences jamais dénoncées. Fatiguée de voir le monde aller comme il va. Mal.

Peut-être n’est-ce qu’une lassitude passagère… mais ce soir, je me sens découragée de tant de fausseté, d’hypocrisie, de silence pour camoufler la maltraitance et la violence. Et tant de femmes et d’hommes qui perpétuent le mépris, la tricherie, la flatterie cachant l’intention de faire mal.

Le défi de dépasser la mauvaise mère appelle de tous bords autour de moi. Certains disent que Dieu ne nous envoie aucune épreuve que nous ne soyons capable de traverser… Dieu va-t-il m’envoyer une bonne maman pour le reste de ma vie ? J’en aurais bien besoin.