Entre tragique et comique, pour VOIR

Comment comprendre l’art d’une femme de notre siècle qui se penche sur l’inlassable recherche de qui nous sommes vraiment face aux masques que nous faisons apparaître ? Sommes-nous si loin de qui nous sommes véritablement ?
Comme toute femme qui expérimente la matière, le corps et la vie pus consciente qu’aucun hiomme ne le sera jamais, Betty Goodwin explore le thème du corps humain omme une véritable quête d’identité pour notre génération. Comme elle le dit si bien «On retrouve dans les expériences quotidiennes de chacun des obstacles ayant trait à la communication. Des fois, l’effet est comique, mais dans un contexte historique et à long terme, l’effet cumulatif des malentendus s’est avéré tragique». C’est le critique Robert Enright qui observe que «personne n’a tracé de façon aussi constante et mouvante les négociations délicates du corps entre l’être et le non-être, entre la présence et l’absence,. et entre l’espoir et le désespoir». Oui le silence du monde sur le sens de la vie et ses souffrances nous laisse un manque. une absence, un vide mais aussi une confrontation obligeant à partir en quête de Soi et de l’Autre, individuel et social, seul ou en rencontfre… Féministe avant même que ce soit un mouvement reconnu, Betty Goodwin est une des premières artistes au Québec à travailler dans le sens de cette esthétique du corps devenue de plus en plus présente en art contemporain. Face au culte de la beauté éternelle, de la jeunesse intacte, du sourire plus blanc que parfait, du tout-cuit tout-prêt en sachets individuels avec recettes-miracles, que reste-t-il de l’évolution inévitable que chaque cellule de notre corps traverse : vie et mort, renouvellement et dégénérescence, sagesse et vieillissement… Pourtant le corps cruellement est toujours la pour nous rappeler l’phémère de la vie même. Une exposition à méditer pour chacun : femme, fille, épouse, mére et par conséquent fils de femme que chaque homme est.